Les personnes ayant obtenu un crédit hypothécaire durant ces dernières années ont eu droit à des conditions plutôt bénéfiques. Toutefois, il paraît que cette période où les prêts immobiliers étaient avantageux est malheureusement révolue. Ceux qui ont pu contracter un crédit immobilier en 2019 ont été bien servis. Le taux était particulièrement intéressant. Celui-ci avait atteint 1 % pour un prêt à taux fixe dont la durée est de 20 ans. En 2020, qu’advient-il donc des critères d’obtention de ce genre de prêt ? Les clauses sont-elles plus ou moins flexibles ? Découvrez des éléments de réponses dans les lignes suivantes.
Les taux d’intérêt restent bas
Le faible niveau des taux d’intérêt est en grande partie dû à la politique conduite par la BCE ou Banque Centrale européenne. Au mois de septembre dernier, elle a baissé le taux de dépôt de -0,4 à -0,5 %. Le taux de dépôt équivaut au taux d’intérêt dont les banques bénéficient quand elles placent de l’argent à la BCE. Cela veut ainsi dire que les banques doivent verser une somme si elles veulent y déposer leur argent.
Dans le même contexte, l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, a de nouveau lancé le programme de rachat en novembre. Son principe : la BCE rachète tous les mois des obligations pour garder un faible taux d’intérêt à long terme. Si à première vue ce taux semble attrayant pour les personnes désireuses d’acquérir un bien immobilier en 2020, cela est en réalité loin d’être une bonne chose. Et ceci, pour de multiples raisons.
Les crédits immobiliers seraient plus chers
En premier lieu, il est fort possible qu’en 2019, le taux d’intérêt des crédits hypothécaires soit parvenu à un seuil historique. Pour les banques, ces taux d’intérêt bas accaparent leurs marges de bénéfices. C’est alors que plusieurs banques sont dans l’incapacité de diminuer le taux d’épargne sur les comptes épargne, afin de préserver leurs marges bénéficiaires. En effet, les établissements bancaires doivent maintenir l’intérêt d’épargne au minimum à 0,11 %.
Cela signifie que si les banques revoient les taux d’intérêt sur le prêt hypothécaire à la baisse, elles se retrouveront dans une situation moins avantageuse. Néanmoins, il est probable qu’en 2020 les taux d’intérêts hypothécaires augmentent. Attendu que le taux de dépôt est négatif, les banques ont intérêt à introduire des capitaux dans l’économie grâce à des prêts, au lieu de les déposer sur un compte épargne affecté d’un taux d’intérêt négatif.
Des conditions plus strictes pour l’obtention d’un crédit hypothécaire
À compter de l’année suivante, les emprunteurs auront plus de mal à contracter un crédit immobilier. Ce, car pour la Banque Nationale, les prêts hypothécaires abordables. Les banques devraient prendre davantage en considération la charge du remboursement mensuel et la dette des foyers.
La Banque Nationale espère que les banques accordent des prêts présentant une quote-part de 90 %, voire moins. Pour les primo-accédants, un plafond de 35 % de la somme des crédits pourra être reversé pour l’attribution de crédits ayant une quotité plus importante.
En d’autres termes, l’obtention d’un prêt sera plus compliquée, si vous n’avez pas la possibilité de payer vous-même au minimum 10 % de l’acquisition. Ces 10 % sont rajoutés aux charges relatives au crédit hypothécaire, pour ne citer que les frais de notaire ainsi que les frais d’enregistrement.
Bref, avec les conditions de plus en plus strictes et les taux d’intérêt qui stagnent, il sera plus difficile de contracter un prêt immobilier en 2020, par rapport aux années passées. Pour certaines régions comme Flandre et Bruxelles-Capitale, cette situation peut être pire, avec l’annulation du bonus logement. Somme toute, l’obtention d’un prêt hypothécaire relèvera désormais du parcours du combattant. Seule Wallonie favorise l’octroi d’un crédit hypothécaire grâce à un chèque-habitat.

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